L'Univers regorge de matière invisible — la matière noire. On ressent son attraction, mais de quoi est-elle faite ? Peut-être un océan de particules ultra-légères, si légères qu'elles se comportent davantage comme des vagues que comme des particules. Pour capter cette ondulation cosmique, les scientifiques se sont tournés vers les phares les plus précis qui soient : les pulsars.
Les pulsars sont les vestiges d'étoiles massives, comprimés à la taille d'une ville et tournant sur eux-mêmes des centaines de fois par seconde. Leurs faisceaux radio balaient l'espace avec la régularité d'une horloge atomique. Si une vague de matière noire les traversait, ce rythme impeccable vacillerait.
L'analyse de plusieurs années d'observations n'a révélé aucune anomalie. En revanche, pour la première fois, des limites ont été posées pour deux formes de cette matière : les particules ultra-légères et les photons sombres.
Les particules ultra-légères de matière noire sont des milliards de fois plus légères que l'électron — leur masse est si faible que leur comportement ressemble plus à des vagues qu'à des particules ordinaires.