Un dispositif qui mesure le temps en utilisant les vibrations des atomes, offrant une précision extrême.Une horloge atomique est un dispositif de mesure du temps qui utilise les vibrations des atomes — plus précisément, la fréquence du rayonnement électromagnétique absorbé ou émis lorsqu'un électron passe d'un niveau d'énergie à un autre — comme pendule. Comme tous les atomes d'un élément donné sont identiques, ces vibrations sont extrêmement stables, ce qui fait des horloges atomiques les instruments les plus précis jamais construits. Elles définissent la seconde, l'unité de base du temps dans le Système international d'unités, et sous-tendent des technologies qui exigent une précision temporelle extrême, du GPS aux transactions à haute fréquence.
La première horloge atomique précise a été construite par Louis Essen en 1955 au National Physical Laboratory au Royaume-Uni, utilisant le césium. En 1967, la seconde a été redéfinie en fonction de la transition hyperfine du césium-133, faisant des horloges atomiques la base officielle du temps.
Dans une horloge atomique typique, des atomes (souvent du césium ou du rubidium) sont préparés dans un état quantique spécifique, puis exposés à un rayonnement micro-onde ou optique. La fréquence de ce rayonnement est ajustée jusqu'à ce qu'elle corresponde exactement à la différence d'énergie entre deux niveaux atomiques, provoquant une transition qui est détectée. Une boucle de rétroaction verrouille l'oscillateur sur cette résonance atomique, générant une fréquence stable qui compte le temps. Les horloges optiques modernes utilisent des lasers et des ions ou atomes piégés pour atteindre des fréquences encore plus élevées et donc une résolution temporelle plus fine.
Les horloges atomiques sont utilisées dans les satellites GPS pour synchroniser les signaux, dans les réseaux de télécommunications pour horodater les données, et dans les expériences de physique fondamentale pour tester la relativité et rechercher des variations des constantes fondamentales.
Une horloge optique atomique moderne ne perdrait ni ne gagnerait une seconde en plus de 30 milliards d'années — plus longtemps que l'âge de l'univers.









