L'expansion de l'univers s'accélère, et il se pourrait que la gravité ne fonctionne pas comme nous le croyons. Les physiciens élaborent des théories alternatives, mais pour les vérifier, il faut calculer comment les ondulations primordiales après le Big Bang ont donné naissance aux galaxies. Ces calculs se présentent sous forme de longues équations à des centaines de termes, où il est facile de se perdre. Georges Lemaître et Edwin Hubble ont posé les fondations, mais aujourd'hui, c'est la machine qui assume le gros du travail.
Le réseau de neurones Claude, couplé au logiciel de calcul formel Maple, agit comme un robot-cuisinier : vous lui donnez une recette (la théorie de départ), et il mesure lui-même les ingrédients (simplifie les formules), mélange (substitue les expressions) et enfourne (produit des prédictions). Au physicien de vérifier le goût — c'est-à-dire de comparer avec les observations. Sur le problème des perturbations cosmiques, après quelques exemples, l'IA s'est montrée capable de résoudre la plupart des nouveaux cas, mais elle se trompait parfois, en confondant les signes ou en perdant des termes.
Un tel assistant pourrait accélérer considérablement la quête de l'énergie noire — ou même montrer comment l'expansion s'en passe. Pour l'instant, le contrôle humain reste indispensable, mais une chose est claire : l'avenir de la cosmologie passe par une symbiose entre l'esprit humain et la machine.
Les premiers calculs des ondulations cosmiques se faisaient au crayon sur papier. Une simple erreur d'arithmétique pouvait repousser une découverte d'une décennie.