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Des physiciens ont comprimé le frémissement quantique d'un atome, redonnant leur netteté aux franges d'interférence.
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Même au repos complet, les atomes émettent un faible bruit — un frémissement quantique inévitable. Dans le débat entre Einstein et Bohr, ce bruit, tel un chuchotement incessant, estompe les franges d'interférence de la fente atomique. Franchir cette limite semblait impossible.
Comprimer le bruit quantique, c'est un peu comme baisser le volume des parasites dans un poste de radio : en réduisant l'intensité d'une fréquence, on augmente inévitablement l'autre. Ici, on a « baissé le volume » de la composante qui indiquait le chemin de la particule.
D'abord, on a délibérément fait osciller l'atome avec une pince optique, puis on a comprimé ses vibrations selon un protocole particulier. L'information sur la trajectoire s'est effacée, et les franges ont gagné un contraste de 0,938 — soit 10 écarts-types au-dessus de l'ancienne limite (0,819). Le chuchotement a presque disparu, et la netteté a grimpé en flèche. C'est ainsi que naissent des capteurs quantiques ultra-précis.
L'effet de compression a été obtenu ici avec une force de 7,6 décibels — soit à peu près la différence de volume entre une conversation normale et un chuchotement dans une bibliothèque.