Un trou noir acoustique est un écoulement de fluide plus rapide que le son, de sorte que les ondes sonores ne peuvent pas s'en échapper. La frontière — la surface où la vitesse de l'écoulement atteint la vitesse du son — engendre des paires de phonons : des quanta de son, dont l'un s'éloigne et l'autre tombe vers l'intérieur.
Les calculs montrent que l'entropie d'intrication dépend ici du volume, et non de la surface de l'horizon. Les phonons de toute la région intérieure sont corrélés entre eux — comme si des fils invisibles traversaient la cascade, reliant chaque goutte aux autres. Paradoxalement, les particules nées à la frontière et à jamais séparées par elle conservent une mémoire commune à toute distance à l'intérieur de l'écoulement.
Si le gaz interstellaire enveloppait un objet massif à une vitesse supersonique, cela créerait un trou noir sonore, et même le grondement d'une supernova ne pourrait pas s'en échapper.
Dans le roman de Fred Hoyle « Le Nuage noir », un nuage de gaz intelligent contrôle les flux de matière, rappelant l'analogue acoustique, mais sans effets quantiques.