Depuis la fin du XXe siècle, on sait que l'expansion de l'Univers s'accélère — les galaxies s'éloignent de plus en plus vite. Cette découverte a valu le prix Nobel à Adam Riess, Saul Perlmutter et Brian Schmidt. L'explication standard repose sur l'énergie noire — une force invisible qui repousse l'espace. Une nouvelle étude propose un mécanisme différent : tout est affaire de post-sélection — une règle quantique qui rappelle un polar dont on connaît la fin, et où l'on ajuste les indices en conséquence. Le futur ne retient que les scénarios qui mènent au résultat voulu. Cela résout une vieille énigme : pourquoi l'accélération a-t-elle commencé précisément maintenant, à l'époque où nous et les galaxies existons ? Le modèle n'introduit aucune mystique et s'accorde parfaitement avec les données sur les supernovas et l'âge des galaxies. Il décrit aussi correctement les époques primitives qui ont suivi le Big Bang. Conclusion inattendue : sans cette « ajustement », l'accélération aurait démarré à l'époque où il n'y avait que des atomes — et les étoiles ne se seraient jamais allumées.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2606.12297
The origin of cosmic acceleration remains a central problem in cosmology, commonly attributed to a cosmological constant within the $$\Lambda$$CDM model or to dynamical dark energy. Here, we develop an alternative approach in which acceleration emerges from quantum post-selection, a standard feature of quantum theory that is not usually incorporated into cosmological modelling. While quantum theory admits both pre-selected and post-selected ensembles, quantum cosmological models are almost exclusively formulated in terms of initial conditions. Building on previous work on post-selected quasiclassical dynamics, we construct a minimal predictive cosmological model in which post-selection and coarse-graining generate effective late-time acceleration without introducing a cosmological constant, dark energy, or modifications of general relativity. The resulting expansion history is highly constrained theoretically and depends on at most two parameters beyond standard Friedmann evolution. Confrontation with type Ia supernova and cosmic chronometer data yields statistically competitive fits while naturally avoiding the coincidence problem. The model also reproduces the standard radiation- and matter-dominated behaviour at early times and predicts a present-day jerk parameter significantly different from the $$\Lambda$$CDM value. These results suggest that cosmic acceleration may arise as a macroscopic quantum cosmological effect rather than from additional cosmological fluids or modified gravitational dynamics.
Les supernovas de type Ia sont des explosions d'étoiles d'une puissance presque identique : on les utilise comme des « règles » standard pour mesurer des distances de milliards d'années-lumière.
La post-sélection évoque l'intrigue de la nouvelle « L'histoire de ta vie » de Ted Chiang, où la connaissance du futur détermine les actions du présent.