Un éditeur photo ordinaire détoure des objets sur une image. Le réseau de neurones ZooBot:3D, lui, traite les galaxies lointaines comme un cartographe qui dresse la carte d'une terre inconnue. Des milliers de bénévoles ont tracé à la main les bras spiraux et les barres (les bandes d'étoiles centrales) sur des images, et à partir de ces leçons, l'algorithme a appris à produire non pas de simples lignes, mais des cartes de chaleur : chaque pixel indique s'il y a un bras ici.
Avec ces cartes, les astronomes croisent les données sur le mouvement des étoiles (spectroscopie) et leur luminosité (photométrie) pour comprendre la structure des galaxies des dizaines de fois plus vite. Le catalogue final de 639 636 galaxies est ouvert et déjà combiné avec les projets MaNGA et SAMI.
Les bénévoles du projet Galaxy Zoo ont tracé à la main les contours de milliers de galaxies, réalisant des millions d'annotations. Désormais, une seule exécution du réseau de neurones remplace ce travail titanesque.
La cartographie des galaxies est un motif clé de la science-fiction, de « Fondation » d'Asimov à « Star Wars » ; ce travail fait un pas vers un véritable atlas universel.