La planète WASP-121 b est une géante gazeuse chauffée à 2500°C. Elle fait toujours face à son étoile du même côté, comme un globe figé sous une lampe. Mais lorsqu'elle passe devant le disque de son étoile, sa rotation nous révèle différentes facettes — comme si l'on faisait tourner lentement ce globe pour en explorer tous les recoins.
Grâce à James Webb, les scientifiques ont utilisé la décomposition de la lumière en couleurs et ont remarqué une bizarrerie : pendant le passage, la lumière absorbée par la vapeur d'eau s'affaiblit, tandis que celle absorbée par le monoxyde de carbone se renforce. Le secret ? Le côté est de la planète est plus chaud et déchire littéralement les molécules d'eau. Le monoxyde de carbone, lui, résiste à cet enfer.
Cette approche transforme le transit en scanner thermique : auparavant, on ne voyait que la frontière entre le jour et la nuit, mais désormais on observe les variations de température sur toute la surface. C'est une nouvelle façon de lire la météo sur des mondes lointains.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2606.19487
Close-in exoplanets are tidally locked to their host star and thus exhibit extreme atmospheric temperature gradients. It has been theorized that the fraction of star light absorbed by such planets during transit changes as a function of orbital phase as progressively hotter or colder atmospheric gas rotates into view, but this effect has not been observed so far. Here, we show that two transits of the ultra-hot Jupiter WASP-121 b, acquired with JWST/NIRSpec and NIRISS, exhibit asymmetric transit light curves caused by the planet's rotation during transit. We observe increasing CO absorption and slightly decreasing H$$_2$$O absorption in the transmission spectrum, as the planet rotates. These results are indicative of a stronger longitudinal temperature gradient across the evening than across the morning terminator, consistent with higher temperatures in the eastern half than in the western half of the dayside. The observed changes of the transmission spectrum with orbital phase are in line with the temperature increase causing thermal dissociation of H$$_2$$O, while CO remains abundant. The observation of longitudinal gradients of atmospheric temperature and chemistry from the planet's rotational transit provides a new probe for constraining atmospheric heterogeneity using JWST beyond differences between morning and evening terminators from limb asymmetries.
Des vents violents transportent la chaleur du point le plus chaud vers l'est, si bien que le côté est est toujours plus brûlant que le côté ouest — comme si la planète était constamment soumise à un énorme sèche-cheveux.