Certains matériaux magnétiques peuvent osciller spontanément, comme une horloge que la chaleur remonte. Leurs atomes basculent entre un état fortement magnétique et un état faiblement magnétique. La simulation numérique a montré que la rétroaction entre l'aimantation et la température, en accord avec la thermodynamique quantique, transforme un apport constant de chaleur en pulsations rythmiques. Bien que l'entropie (mesure du désordre) augmente, à l'échelle microscopique, les chocs thermiques des molécules s'ordonnent, un peu comme dans un mécanisme d'horlogerie où des coups aléatoires entretiennent la marche.
Cette « horloge magnétique » promet de nouveaux types de mémoire et des processeurs imitant le cerveau.
Les fondements théoriques ont été posés par Lev Landau, Ludwig Boltzmann et Roy Glauber. Leurs idées indiquent que les cristaux de FeBO₃ manifesteront l'effet à une température de −198 °C.
L'effet de basculement de l'état magnétique a été découvert dès 1931 par les chimistes italiens L. Cambi et L. Szegö, mais ses propriétés dynamiques sont encore étudiées aujourd'hui.