Les astronomes ont détecté des explosions qui projettent deux étoiles massives en formation stellaire l'une contre l'autre dans les berceaux interstellaires denses. L'énergie d'un tel éclair est comparable à celle d'une supernova et peut, l'espace d'un instant, éclipser une galaxie entière.
La matière s'éparpille comme dans un Big Bang miniature : plus le gaz est loin du centre, plus il s'éloigne rapidement. Ce mouvement, révélé par le décalage vers le rouge de la lumière, reproduit l'expansion des galaxies découverte par Edwin Hubble et Georges Lemaître. La collision résout le paradoxe de la croissance : le rayonnement d'une jeune étoile devrait repousser la matière qui tombe, mais la fusion violente permet de contourner l'interdiction. Les protagonistes eux-mêmes sont souvent éjectés de l'épicentre, laissant un vide. Les modèles numériques, qui tiennent compte du disque d'accrétion, de la reconnexion magnétique et des rayons cosmiques, confirment ce scénario. La radioastronomie et la spectroscopie ont permis pour la première fois de le reconstituer.
La collision la plus célèbre dans la nébuleuse d'Orion a eu lieu il y a seulement 500 ans. Nous voyons encore les « doigts » d'éjection filer à des vitesses allant jusqu'à 350 km/s.