Quand un verre d'eau est plein, continuer à verser est un gaspillage inutile. Les jeux en streaming font souvent la même chose avec les données vidéo : l'encodeur pousse le flux au maximum, alors que l'œil cesse de remarquer les améliorations bien avant la limite. Ce surplus se traduit par du trafic inutile et de l'entropie dans le réseau, c'est-à-dire un bruit parasite qui encombre le canal.
SAIL agit comme un robinet intelligent. Pendant l'encodage de chaque image, le système évalue si la qualité idéale pour la vision est atteinte, et réduit légèrement le flux si c'est le cas. Il s'adapte aussi à la charge du réseau, évitant les embouteillages. Résultat : la consommation de trafic chute de près de 44%, la réactivité s'améliore de 8% — et personne ne voit la différence. Derrière la précision de SAIL se cache un réseau de neurones entraîné sur des milliers d'heures de diffusions de jeux : il sait exactement quand une image est « pleine » pour l'œil.
Au-delà d'un certain débit binaire, l'œil ne perçoit plus d'amélioration : c'est la « compression imperceptible », où les mathématiques indiquent une dégradation, mais l'humain n'en voit rien.
Dans « Prêt joueur un », le moindre délai dans l'univers virtuel peut coûter la victoire — SAIL élimine ce problème dans les jeux en streaming réels.