Le cerveau crée des états de type quantique sans une seule particule quantique. Les ondes électriques des cellules nerveuses, en se synchronisant, donnent naissance à un analogue mathématique de l'intrication. Comme un orchestre où violoncelles et flûtes, jouant séparément, se mettent soudain à suivre une même mélodie, des régions éloignées du cerveau se lient en un réseau unique — une véritable galaxie de pensée.
Ce modèle peut être testé : la spectroscopie du cerveau (EEG) capture déjà les empreintes d'états de type quantique. Cela fait passer les théories de la conscience des débats philosophiques à la science expérimentale.
L'entropie — mesure de l'incertitude — relie la physique et la psychologie, expliquant comment naissent les éclairs de génie soudains.
L'EEG enregistre des rythmes cérébraux qui évoquent le scintillement des galaxies. Les astrophysiciens utilisent la spectroscopie depuis longtemps ; désormais, les neuroscientifiques s'en équiperont aussi pour observer les effets quantiques de la pensée.