Un magnétomètre quantique reposant sur des noyaux d'hydrogène fonctionne comme un casque à réduction active de bruit. Il « écoute » le champ de deux manières différentes en alternance : le bruit est identique dans les deux cas, mais le signal utile diffère. En soustrayant l'un de l'autre, l'appareil extrait le signal tout en atténuant les interférences de plus de 1000 fois.
Le secret réside dans une vibration délibérée. L'« agitation » constante plonge les atomes dans un état insensible aux influences extérieures. Cet effet, prédit par la physique quantique, est appliqué pour la première fois à des capteurs. Les observatoires d'ondes gravitationnelles utilisent d'ailleurs la même astuce : ils soustraient le bruit commun pour capter les signaux venus de l'espace.
Le capteur supporte les écarts de température et les fortes secousses — il a fonctionné avec des vibrations comparables à celles d'un moteur en marche. Cela ouvre la voie à des instruments quantiques hors des laboratoires : prospection minière depuis un hélicoptère, navigation de précision, diagnostic médical en mouvement.
Le capteur a fonctionné avec un écart de température de 150°C — comme passer d'un hiver antarctique à un été saharien.
Le tricordeur de « Star Trek » pouvait scanner dans toutes les conditions — le nouveau magnétomètre rapproche la science-fiction de la réalité.