Le batteur se tait, mais grâce aux pauses, on peut savoir où il n'a pas frappé. De même, des physiciens ont construit une image en captant non pas la lumière, mais les moments d'obscurité totale. L'image est apparue à partir du silence.
La raison de cette approche réside dans la mystérieuse statistique de la lumière thermique, étudiée dans les années 1960 par Roy Glauber. Les points brillants de l'objet tombent moins souvent dans l'obscurité complète. En analysant la fréquence des événements « zéro », on reconstitue le contour. Ainsi, le silence devient plus éloquent que le bruit, et la frontière entre physique quantique et classique s'estompe.
Le terme « imagerie fantôme » vient du fait que l'image semble flotter séparément du faisceau éclairant — tout comme un fantôme.