Le muon ressemble à l'électron, mais il est 200 fois plus lourd et ne vit que deux millionièmes de seconde. Son moment magnétique — la manière dont la particule réagit à un champ magnétique — est mesuré avec une précision fantastique. Mais la valeur mesurée est légèrement supérieure à ce que prédit la théorie. La différence est infime, comme si, en recomptant la monnaie rendue dans un magasin, vous trouviez un centime en trop à chaque fois.
Le vide n'est pas vide : des paires de particules y naissent et y disparaissent constamment, comme des bulles dans de l'eau bouillante. Ces visiteurs éphémères modifient légèrement les propriétés magnétiques du muon. Pour prendre en compte leur contribution, les physiciens utilisent la QCD sur réseau — une méthode où l'espace et le temps sont découpés en une grille minuscule, comme du papier millimétré. Les calculs se déroulent sur des superordinateurs et prennent des mois.
Un groupe de chercheurs a atteint pour la première fois une précision inférieure à un pour cent pour la contribution la plus importante après la première. Le nombre obtenu est de −101,57×10⁻¹¹, avec une incertitude de 0,6 %. C'est deux fois plus précis que les calculs précédents.
Le nouveau résultat s'écarte de 4,6 écarts-types des estimations obtenues à partir des données des accélérateurs avant la récente expérience CMD-3. Un tel écart n'est pas une simple broutille technique. Il pourrait être la trace de nouvelles particules qui ne figurent pas dans le modèle standard — le catalogue actuel de tout ce qui existe. Ou alors, une erreur non détectée se cachait dans les anciennes expériences. Les années à venir diront qui a raison.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.08351
We present the first lattice QCD calculation of the next-to-leading order (NLO) hadronic vacuum polarization (HVP) contribution to the muon anomalous magnetic moment with sub-percent precision. We employ the time-momentum representation combined with the spatially summed vector correlator computed on CLS ensembles with $$N_{\mathrm{f}}=2+1$$ flavors of $$\mathrm{O}(a)$$-improved Wilson fermions, spanning six lattice spacings ($$0.039$$-$$0.097\,$$fm) and a range of pion masses including the physical value. After accounting for finite-size corrections and isospin-breaking effects, we obtain in the continuum limit $$a_\mu^{\mathrm{hvp,\,nlo}} = (-101.57 \pm 0.26_{\rm stat} \pm 0.54_{\rm syst}) \times 10^{-11}$$, corresponding to a total relative error of 0.6$$\%$$. Our result lies 1.4$$\sigma$$ below the estimate of the 2025 White Paper update and is two times more precise. It also shows a tension of $$4.6\sigma$$ with data-driven evaluations based on hadronic cross section measurements prior to the CMD-3 result.
Les muons naissent dans les hautes couches de l'atmosphère sous l'effet des rayons cosmiques et parviennent jusqu'à la surface de la Terre, alors que, selon les critères classiques, ils devraient se désintégrer en vol — ils sont sauvés par la dilatation du temps de la théorie de la relativité.
Dans la série « The Expanse », un catalyseur à muons est utilisé pour déclencher les moteurs de fusion des vaisseaux.