La théorie de la gravitation d'Albert Einstein explique comment la masse courbe l'espace et le temps. La validité de ces idées a été testée près de la Terre, mais les tests les plus extrêmes sont possibles près des trous noirs, où les distorsions atteignent leur paroxysme. Jusqu'à présent, les astronomes les voyaient comme des taches floues sur une photo ratée.
Le projet ALMA2040 nous offrira une caméra d'une netteté incroyable : en reliant les antennes radio de toute la planète, nous pourrons filmer les environs d'un trou noir à des dizaines d'images par seconde. Dans ce « film », des détails apparaîtront : comment naissent les jets de particules accélérées à près de la vitesse de la lumière, et comment la courbure de l'espace-temps elle-même tremble sous un poids monstrueux. Un écart, même infime, avec les formules d'Einstein serait une porte ouverte vers une nouvelle physique.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2605.04133v1
The observational validation of General Relativity (GR) has been propelled in recent years by recent breakthroughs in Very Long Baseline Interferometry (VLBI) augmented by ALMA. We explore ALMA2040 opportunities to transform these studies through greatly improved sensitivity and a multi-frequency approach. The focus will be on placing most stringent constraints on GR and alternative theories in the strong-gravity regime, and on understanding the formation and launching of relativistic jets.
La toute première image de l'ombre d'un trou noir (2019) a été obtenue en combinant huit radiotélescopes à travers la Terre – dont ALMA. Ainsi, l'« œil » planétaire a pour la première fois aperçu l'invisible.
La visualisation du trou noir Gargantua pour « Interstellar » a été construite à partir d'équations réelles et a finalement aidé les scientifiques à découvrir un nouvel effet de torsion de la lumière.