Une théorie des champs combinant supersymétrie et relativité générale, étendant les équations d'Einstein.La supergravité est un cadre théorique qui combine la supersymétrie avec la relativité générale. En supersymétrie, chaque particule possède une superpartenaire dont le spin diffère d'une demi-unité ; lorsque cette symétrie est rendue locale, elle nécessite l'introduction du superpartenaire du graviton, le gravitino, et la théorie résultante est la supergravité. Elle étend les équations d'Einstein en incorporant des champs fermioniques et des corrections d'ordre supérieur, offrant une description plus complète de l'espace-temps à l'échelle quantique.
La supergravité a été construite pour la première fois en 1976 par Daniel Z. Freedman, Sergio Ferrara et Peter van Nieuwenhuizen, et indépendamment par Stanley Deser et Bruno Zumino.
En supergravité, le champ gravitationnel est décrit par un tenseur métrique, mais aussi par un champ de spin 3/2 (le gravitino). La théorie est construite en exigeant que l'action soit invariante sous les transformations locales de supersymétrie. Cela conduit à un ensemble d'équations de champ qui se réduisent aux équations d'Einstein dans la limite classique, mais qui incluent des termes supplémentaires impliquant des fermions et éventuellement des corrections de courbure d'ordre supérieur. La supergravité est un ingrédient clé de la théorie des cordes, où elle émerge comme la théorie des champs effective à basse énergie.
Elle est principalement utilisée en physique théorique, notamment dans la théorie des cordes et dans les modèles de cosmologie de l'univers primordial, où elle aide à aborder le problème de la singularité et fournit un cadre pour comprendre l'unification des forces.
La supergravité maximale en quatre dimensions, la supergravité N=8, a montré des propriétés remarquables de finitude ultraviolette, suggérant qu'elle pourrait être une théorie quantique de la gravité finie, même sans la théorie des cordes.











