Une puce de verre avec 128 guides de lumière fonctionne comme un flipper quantique. Au lieu de billes, des photons ; au lieu de flippers, des micro-chauffages qui modifient les trajectoires à la volée. La tâche est simple : lancer jusqu'à quatre particules identiques et observer où elles atterrissent. Ce casse-tête, l'échantillonnage bosonique, est hors de portée des ordinateurs classiques, ce qui en fait un test de suprématie quantique.
Scott Aaronson l'a proposé en 2011 comme un défi capable de surpasser les superordinateurs. Son intérêt pratique est immense : la distribution des photons à la sortie de la puce Qolossus 3D est vraiment aléatoire, et non pseudo-aléatoire comme dans les ordinateurs portables. Une telle aléa est idéale pour le chiffrement — elle est impossible à prédire.
Étonnamment, la puce se passe de refroidisseurs encombrants : le jeu quantique se lance à température ambiante. La chaleur n'est pas un obstacle, mais un outil.
L'échantillonnage bosonique ressemble à un flipper où, même en connaissant tous les réglages, on ne peut pas prédire la position finale des billes — aucune machine ne peut résoudre ce problème.
Si dans les films les ordinateurs quantiques cassent les codes secrets, la puce Qolossus 3D, elle, crée un hasard qu'aucun pirate ne peut percer.