La lumière s'écoule comme une rivière invisible. Si l'on place un obstacle sur son passage, l'eau tourbillonne en vortex. De même, des surfaces spéciales créent des « tourbillons » de lumière qui piègent les nanoparticules, comme des brindilles. Maxwell avait déjà établi les formules de la pression de la lumière au XIXe siècle, et aujourd'hui des algorithmes s'en inspirent pour concevoir des reliefs aux détails infimes, comme un lit pour cette rivière.
Ces pièges sont intégrés dans des solutions aqueuses pour capturer et trier les nanotubes de carbone, les virus et les bactéries. Ils permettent d'assembler des micropuces sans contact mécanique et de maintenir des atomes individuels pour les circuits quantiques. Ces structures sont efficaces et adaptées à la production de masse.
La lumière peut soulever et maintenir une particule en l'air, comme une pince invisible. Ce phénomène a été récompensé par le prix Nobel.
Ces pièges lumineux fonctionnent comme un « rayon tracteur » de science-fiction, attirant les objets sans les toucher.