Le radiotélescope ASKAP tamise le sable cosmique et attrape des millions de sources radio — de brillants « coquillages ». Ce sont de lointaines galaxies où des trous noirs supermassifs éjectent de l'énergie. L'analyse des ondes radio révèle leur composition chimique. Mais trier cette montagne de trouvailles à la main est impossible pour les scientifiques. Les bénévoles du projet Radio Galaxy Zoo viennent à la rescousse. Sur le site, chacun trie les images comme des coquillages sur la plage : galaxie isolée ou structure complexe ? L'œil humain remarque ce que les algorithmes ratent. Ensuite, ces étiquettes sont données aux réseaux de neurones, et la machine apprend à trier toute seule.
Grâce à des milliers de participants, le catalogue EMUCAT est devenu plus précis, et des millions de découvertes nous attendent encore. Ainsi, l'ordre naît du chaos, et la science avance grâce aux efforts de tous.
Les ondes radio traversent la poussière sans encombre, c'est pourquoi les radiotélescopes trouvent des galaxies invisibles pour les télescopes optiques.
Dans « Contact » de Sagan, les radioastronomes captent des messages extraterrestres ; notre projet, lui aussi, « écoute » le cosmos, mais n'entend pour l'instant que les voix des galaxies.