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Pour la première fois, des scientifiques ont observé une tempête solaire déformer le flux de particules ultra-énergétiques, les transformant en outil de télédétection des champs magnétiques.
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Les rayons cosmiques, c'est un peu comme une pluie battante qui tombe de tous les côtés. Mais qu'un vent se lève, et les gouttes changent de direction. De la même manière, une tempête solaire — un nuage de gaz magnétisé éjecté par le Soleil — courbe la trajectoire de ces particules qui, d'habitude, pleuvent uniformément sur la Terre.
Les rayons cosmiques sont des messagers invisibles venus de galaxies lointaines. Ce sont pour la plupart des noyaux atomiques propulsés par les explosions d'supernovae ou d'autres cataclysmes cosmiques.
Le 4 novembre 2021, une telle tempête a frappé notre planète. L'observatoireLHAASO, en Chine, a détecté que le flux de particules, dont l'énergie est des milliards de fois supérieure à celle de la lumière visible, s'est temporairement « incliné ». Et plus l'énergie était élevée, moins les particules réagissaient à l'ouragan magnétique — une relation simple, qui suit une loi de puissance. Ces vagabonds mettent des millions d'années à nous parvenir, mais la tempête les dévie en quelques heures. Désormais, comme on devine le vent à la ride des flaques, les astronomes reconstituent la carte des champs magnétiques invisibles de l'espace en observant la courbure des flux.
Les rayons cosmiques peuvent voyager des millions d'années avant d'atteindre notre atmosphère, mais une tempête solaire peut les dévier en quelques heures seulement.
Arthur C. Clarke, dans son roman « Tempête solaire », a décrit une éruption catastrophique ; les vraies tempêtes sont moins dangereuses, mais réservent des surprises comme cette découverte.
E^\gamma
E est l'énergie de la particule, γ est l'exposant, ici environ −0.5