Impossible de mesurer directement les distances des galaxies lointaines, mais la nature a laissé un indice : après le Big Bang, les ondes sonores ont créé des concentrations rythmiques de matière. Aujourd'hui, cela se manifeste par une légère préférence des galaxies à se trouver à une certaine distance les unes des autres — une règle intégrée. Avec le temps gravitationnel, le motif s'estompe, comme une dune de sable sous le vent : le pic aigu sur le graphique des distances devient plus doux, mais sa pente la plus raide ne se déplace presque pas. Ce point d'inflexion — le point de la règle — conserve plus fidèlement l'empreinte de l'univers primordial.
Les données du projet DESI, qui cartographie des millions de galaxies, ont confirmé ses avantages. Après une reconstruction qui nettoie partiellement le signal des distorsions tardives, la précision des mesures a augmenté de 15 à 60%. Une légère correction sur la composition de l'échantillon de galaxies, tenant compte de la matière noire et de la gravité, a donné un accord parfait avec les mesures traditionnelles. Ainsi, le point de la règle devient un nouvel outil pour la chasse à l'énergie noire et la compréhension de l'avenir de l'expansion de l'univers.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2601.05967v1
The linear point, a purely geometric feature in the monopole of the two-point correlation function, has been proposed as an alternative standard ruler. Compared to the peak in the correlation function, it is more robust to late-time nonlinear effects at the percent level. In light of improved simulations and high quality data, we revisit the robustness of the linear point and use it as an alternative to template-based fitting approaches typically used in BAO analyses. We present the linear point measurements on galaxy samples from the first and second data releases (DR1 and DR2) of the DESI survey. We convert the linear point into a dimensionless parameter $$\alpha_{iso,LP}$$, defined as the ratio of the linear point in the fiducial cosmology and the observed value, analogous to the isotropic BAO scaling parameter $$\alpha_{iso}$$ used in previous BAO measurements. Using the 2nd generation of AbacusSummit mock catalogs, we find that linear point measurements are more precise when calculated in the post-reconstruction regime with 15-60% smaller uncertainties than those pre-reconstruction. We find a systematic shift in the linear point measurements compared against the isotropic BAO measurements in mocks; we attribute this to the isotropic damping parameter responsible for smearing the linear point in the nonlinear regime. We propose a sample-dependent correction that mitigates the impact of late-time nonlinear effects. While this introduces a cosmology dependence in an otherwise model-independent measurement, this is necessary given the sub-percent precision dictated by current cosmological surveys. Comparing $$\alpha_{iso,LP}$$ with isotropic BAO measurements made on the DESI DR1 and DR2 galaxy samples, we find excellent agreement after applying this correction, particularly post-reconstruction. We discuss future scope regarding cosmological inference with linear point measurements.
L'idée théorique flottait depuis les années 2010, mais seules les cartes sans précédent de DESI ont permis de l'utiliser avec une précision de l'ordre du pourcentage — et il s'est avéré que le point d'inflexion est plus informatif que le pic estompé.