À grande échelle, l'Univers ressemble à une toile d'araignée géante : les amas de galaxies brillants sont reliés par de longs filaments de galaxies, de gaz et de matière noire. On pensait auparavant que la matière s'écoulait le long de ces filaments comme dans des tuyaux vers les amas. Mais une nouvelle étude montre qu'un filament entre deux amas n'est pas un simple canal, mais une véritable scène de tir à la corde.
Les chercheurs ont utilisé les données de milliers de galaxies issues du Sloan Digital Sky Survey et ont identifié les filaments reliant des paires d'amas. Ils ont remarqué que les galaxies d'un filament se déplacent dans des directions opposées : celles proches d'un amas se dirigent vers lui, celles proches de l'autre se dirigent vers l'autre. Au milieu du filament, la vitesse change de signe — c'est comme si un élastique tendu était coupé en son milieu, chaque moitié se rétractant vers son extrémité.
Ce résultat est important non seulement pour comprendre la toile cosmique. En observant comment les galaxies d'un filament se dispersent, on peut mesurer plus précisément la masse des amas, sans recourir à d'autres méthodes plus complexes. C'est aussi une nouvelle façon de vérifier si notre compréhension de la gravité à grande échelle est correcte — car si les filaments se comportent différemment de ce que prédit la théorie, cela pourrait indiquer une nouvelle physique.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2601.18434
Velocity fields in the cosmic web are fundamental to structure formation but remain difficult to observe directly beyond the linear regime. Here we present observational evidence that galaxy filaments connecting pairs of galaxy clusters undergo a split infall, with opposite velocity flows toward the two clusters. Using spectroscopic galaxies from the Sloan Digital Sky Survey, we isolate the internal filament velocity field by subtracting its rigid-body background motion and Hubble flow, and detect this effect at greater than $$5\sigma$$ significance across a wide range of cluster and filament selections. The measured velocity profile exhibits a sign reversal near the filament midpoint and a maximum infall amplitude of $$\sim30$$ km/s ($$\sim20$$ km/s projected onto the line-of-sight) for clusters of mass $$\sim10^{14.3}M_\odot$$, substantially lower than expected for infall from an average cosmic environment. Multiple results on density-velocity correlation, mass-dependency, and validation with simulation indicate that filaments dynamically respond to competing gravitational potentials rather than acting as passive mass transport channels. Our results establish a new observational window on quasi-linear velocity fields in the cosmic web and provide a promising probe of mass measurement, testing gravity and velocity reconstruction with upcoming wide-field spectroscopic surveys.
Les galaxies d'un filament se déplacent à environ 30 kilomètres par seconde — c'est environ 100 fois plus rapide qu'une balle de fusil, mais des milliers de fois plus lent que la lumière.