Un photographe photographie un coureur : pour éviter le flou de bougé, il faut une vitesse d'obturation courte. Le scanner IRM est comme ce photographe, mais son « temps de pose » est long : pendant ce temps, le muscle a le temps de changer. C'est pourquoi l'IRM dynamique (une série d'images volumétriques en mouvement) est un défi : les données sont rares et le mouvement n'attend pas.
Un groupe de chercheurs a préparé un jeu de données ouvert : neuf volontaires sains, avec un brassard pneumatique sur la cuisse qui comprime les muscles de manière contrôlée et reproductible. Pour un type de déformation, ils ont enregistré à la fois des données incomplètes (rapides) et des images de référence complètes. Les trois autres déformations n'ont que des données incomplètes, comme dans une vraie clinique.
Pour montrer comment utiliser le jeu de données, les auteurs ont appliqué une méthode simple de tri des données par phases du mouvement et ont reconstruit les images. Le résultat correspond à la référence — le jeu de données est donc adapté pour entraîner et tester des algorithmes plus avancés.
Désormais, tout chercheur peut télécharger ces données et tester sa méthode de reconstruction d'IRM dynamique. C'est un pas vers un tomographe qui deviendrait une caméra vidéo des organes internes — et où les médecins verraient non pas une image figée, mais un mouvement vivant.
Le scanner IRM ne mesure pas le signal dans l'espace image, mais dans ce qu'on appelle l'espace k — c'est comme les notes d'une partition, à partir desquelles on reconstruit ensuite la mélodie-image.