La Voie lactée et la galaxie d'Andromède sont comme deux immenses volées d'oiseaux qui se rapprochent dans l'immensité céleste. Les nouvelles données du télescope Gaia montrent qu'Andromède ne dévie presque pas sur le côté. La probabilité de leur fusion est de 90 % ! Même une légère brise latérale aurait pu les séparer, mais les calculs indiquent qu'elle est quasi inexistante.
La trajectoire est aussi influencée par des satellites plus petits — le Grand Nuage de Magellan et la galaxie du Triangle. Par leur gravité, ils poussent légèrement les protagonistes, comme des oiseaux de volées voisines qui corrigent involontairement la route commune. Ici, la gravité n'est pas de la magie, mais une manifestation de la courbure de l'espace-temps, semblable à l'affaissement d'un tissu tendu sous le poids de boules. Et l'invisible matière noire ajoute de la masse à ce tissu, guidant le mouvement.
Dans 6,5 milliards d'années, les galaxies fusionneront en un système unique. Le ciel terrestre changera, mais la collision elle-même est sans danger : les étoiles sont si dispersées qu'elles se croisent librement.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2603.22863
It has long been predicted that the Milky Way (MW) will eventually merge with Andromeda (M31), a view reinforced by \textit{HST} measurements indicating a small M31 transverse velocity. However, using updated \textit{Gaia}-based proper motions (PMs) and including the dynamical influence of the Large Magellanic Cloud (LMC) and M33, Sawala et al. reported an MW--M31 merger probability of $$\sim$$50\% within 10 Gyr, leaving the fate of the Local Group (LG) uncertain. Adopting their semi-analytic framework, we revisit this problem with the latest and most precise \textit{Gaia}-based PMs for M31 and M33, corrected for systematic offsets in \textit{Gaia} astrometry. In our fiducial model, the MW--M31 merger probability rises to 90\%, with a median merger time of $$6.5_{-1.5}^{+1.3}$$ Gyr, broadly restoring the classical picture. A sensitivity analysis shows that the merger probability depends strongly on the adopted M31 PM through two channels: a direct effect via the radial-tangential balance of the MW-M31 orbit, and a satellite-mediated effect, where the M31 PM fixes the orbital plane and determines how satellite-induced barycentric reflex motions project onto it, either promoting or suppressing a merger. Given this sensitivity, current measurements, while favoring a high merger probability, remain inconclusive, spanning from 64.7\% to 100\% across the 2$$\sigma$$ PM region. Future PM measurements with uncertainty of $$\lesssim2\,\upmu\mathrm{as\,yr^{-1}}$$ will be required to reach a firm conclusion, i.e., to constrain the probability range within 10\% at the 2$$\sigma$$ level.
La fusion des galaxies ne détruit pas, elle crée : du gaz et de la poussière naissent des millions de nouvelles étoiles — c'est comme un feu d'artifice qui dure des milliards d'années.
Dans la science-fiction, par exemple dans la série « Star Trek », de telles fusions sont parfois dépeintes comme des champs de bataille. En réalité, ce n'est pas une collision, mais une lente interpénétration — comme deux volées d'oiseaux géantes qui se fondent en une seule.