La Voie lactée et la galaxie d'Andromède sont comme deux immenses volées d'oiseaux qui se rapprochent dans l'immensité céleste. Les nouvelles données du télescope Gaia montrent qu'Andromède ne dévie presque pas sur le côté. La probabilité de leur fusion est de 90 % ! Même une brise latérale des plus légères aurait pu séparer leurs trajectoires, mais les calculs indiquent qu'elle est quasi inexistante.
La trajectoire est aussi influencée par des satellites plus petits — le Grand Nuage de Magellan et la galaxie du Triangle. Par leur gravité, ils poussent légèrement les protagonistes, comme des oiseaux de volées voisines qui corrigent involontairement la route commune. Ici, la gravité n'est pas de la magie, mais une manifestation de la courbure de l'espace-temps, semblable à l'affaissement d'une toile tendue sous le poids de boules. Et l'invisible matière noire ajoute de la masse à cette toile, guidant le mouvement.
Dans 6,5 milliards d'années, les galaxies fusionneront en un système unique. Le ciel terrestre changera, mais la collision elle-même est sans danger : les étoiles sont si dispersées qu'elles se croisent librement.
La fusion des galaxies ne détruit pas, elle crée : du gaz et de la poussière naissent des millions de nouvelles étoiles — c'est comme un feu d'artifice qui dure des milliards d'années.
Dans la science-fiction, par exemple dans la série « Star Trek », ces fusions sont parfois dépeintes comme des arènes de batailles. En réalité, ce n'est pas une collision, mais un lent mélange — comme deux volées d'oiseaux géantes qui se fondent en une seule.