Les étoiles anciennes, presque dépourvues d'éléments lourds, sont comme des fossiles des premières lueurs cosmiques. On a longtemps pensé que l'étrange rapport entre carbone, hydrogène et hélium dans trois de ces étoiles nécessitait l'explosion d'une hypernova — une supernova extrêmement brillante, avec une énergie des centaines de fois supérieure à celle d'une supernova ordinaire. Mais une nouvelle étude montre qu'une supernova banale suffit, à condition que son éjection ne soit pas homogène mais se disperse en taches.
L'explosion d'une étoile évoque une bombe aérosol : même avec un seul jet, la peinture ne se dépose pas uniformément, créant des motifs capricieux. De même, une supernova éjecte les éléments par lambeaux, où un amas peut contenir des dizaines de fois plus de carbone que son voisin. Les trois étoiles « anormales » se sont simplement formées à l'intérieur de ces taches de carbone.
Désormais, toutes les étoiles anciennes pauvres en éléments lourds devront être réexaminées : et si leurs bizarreries n'étaient qu'un jeu de hasard dans l'éclaboussement cosmique ?
Une supernova ordinaire libère tellement d'énergie qu'elle éclipse brièvement une galaxie entière.