L'abondance des éléments plus lourds que l'hélium dans une étoile, qui affecte sa formation, son évolution et l'enrichissement chimique de la galaxie.La métallicité — la fraction de la masse d'une étoile constituée d'éléments plus lourds que l'hydrogène et l'hélium — est une variable maîtresse en astrophysique. Elle contrôle l'efficacité du refroidissement du gaz, la facilité avec laquelle les champs magnétiques se couplent à la matière, et la masse maximale que peuvent atteindre les étoiles. Un gaz pauvre en métaux est moins apte à rayonner la chaleur, il tend donc à former moins d'étoiles mais plus massives, tandis qu'un gaz riche en métaux se fragmente plus aisément en étoiles de plus petite taille. C'est pourquoi la métallicité est centrale pour comprendre la formation stellaire, la fonction de masse initiale et l'enrichissement chimique des galaxies au fil du temps cosmique.
Le concept de métallicité stellaire a été établi au milieu du XXe siècle, notamment par Walter Baade qui a distingué les étoiles de population I (riches en métaux) et de population II (pauvres en métaux). L'étude quantitative de l'influence de la métallicité sur la formation stellaire a pris de l'ampleur dans les années 1980 et 1990 grâce aux travaux théoriques de chercheurs comme Bruce Elmegreen, puis à de grands relevés.
Les métaux agissent comme réfrigérants : ils possèdent de nombreuses transitions atomiques à basse température, de sorte que lorsqu'un nuage de gaz est comprimé, les métaux rayonnent la chaleur, permettant au nuage de s'effondrer davantage et de se fragmenter. Dans les environnements pauvres en métaux, le gaz reste plus chaud et plus turbulent, ce qui inhibe la fragmentation et conduit à une population stellaire à prédominance de grosses étoiles. À l'inverse, dans les régions riches en métaux comme le disque actuel de la Voie lactée, le gaz se refroidit efficacement et produit un mélange stellaire normal. Les observations de galaxies naines à très faible métallicité, comme dans le titre sur les « étoiles fossiles », montrent que la formation stellaire y procède différemment, produisant souvent des étoiles très massives qui finissent leur vie en supernovae à instabilité de paires.
Les mesures de métallicité servent à dater les populations stellaires, à retracer l'évolution chimique des galaxies et à identifier des cibles privilégiées pour la recherche d'exoplanètes, car les étoiles riches en métaux sont plus susceptibles d'héberger des planètes géantes.
Le titre sur les « étoiles naines disparaissant dans les nuages pauvres en métaux » fait référence à une véritable énigme : dans les environnements à très faible métallicité, les étoiles de faible masse sont si rares qu'elles semblent disparaître, ce qui suggère que les premières générations d'étoiles étaient presque toutes extrêmement massives.
| O/H | variable | oxygen-to-hydrogen abundance ratio — rapport d'abondance |
| M | variable | stellar mass — masse kilogram |
| \Delta[\mathrm{X}/\m | variable | Difference in logarithmic abundance ratio — metallicity difference |
| N_{\mathrm{X}} | variable | Number density of element X — number density per cubic metre |
| N_{\mathrm{Y}} | variable | Number density of element Y — number density per cubic metre |
| \log_{10} | opérateur | Base-10 logarithm — logarithme décimal |
| \Delta | opérateur | Difference between two states — différence |





















