Dans une molécule semblable à la chlorophylle et construite à partir de carbone, un atome métallique en son centre agit comme un interrupteur. En le déplaçant de quelques fractions de nanomètre, on peut faire briller la molécule, l'éteindre ou amplifier sa luminosité des centaines de fois. Cela a été démontré grâce à une technique combinant spectroscopie et photométrie avec une précision atomique — en somme, un microscope optique capable de voir des atomes individuels.
En plaçant deux molécules côte à côte, les physiciens les ont transformées en un interrupteur à trois positions : les deux éteintes, une seule allumée, ou les deux fonctionnant en synchronie, s'amplifiant mutuellement. De plus, on peut activer un transfert d'énergie directionnel entre différentes molécules simplement en changeant la position de l'atome-interrupteur. Feynman rêvait de manipuler des atomes individuels — désormais, de tels interrupteurs promettent des circuits optiques où la lumière est commandée par des atomes uniques.
La même molécule utilisée dans les imprimantes laser et les disques CD-R sert désormais d'interrupteur atomique pour la lumière.