Sur une étoile à neutrons — le résidu ultra-dense d'une étoile qui a explosé — du gaz tombe en permanence. Ce gaz s'accumule aux pôles magnétiques et y forme une montagne. Mais une montagne sur une étoile à neutrons ne ressemble pas à une montagne terrestre : elle n'est pas maintenue par de la roche, mais par les lignes de force du champ magnétique, comme de la limaille de fer sur un aimant.
Quand le gaz devient trop abondant, la montagne commence à se déstabiliser. Des tourbillons internes mélangent la matière, qui s'infiltre alors à travers les lignes de champ magnétique. On pensait autrefois que cela détruirait la montagne. Mais les calculs montrent le contraire : ce flux de gaz éteint lui-même les tourbillons et préserve la montagne. C'est comme une dune de sable qui se déforme sous le vent, mais qui ne disparaît pas.
Tant que la résistance électrique ne la détruit pas, la montagne peut subsister pendant des millions d'années. Cela signifie que de nombreuses étoiles à neutrons possèdent de telles montagnes invisibles. Elles sont comme des phares silencieux qui envoient des signaux à travers l'univers.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.13557
Hydromagnetic instabilities modify the structure of a magnetically confined mountain on an accreting neutron star, once the accreted mass exceeds a critical value. Ideal magnetohydrodynamics and flux freezing break down, and mass diffuses across magnetic field lines locally, wherever instabilities are excited. Here a self-consistent, iterative, numerical scheme is used to evolve an axisymmetric magnetic mountain through a quasistatic sequence of Grad-Shafranov equilibria as a function of the accreted mass, $$M_{\rm a}$$, modified by instability-driven cross-field mass transport obeying the semi-analytic, Kulsrud-Sunyaev recipe. The results are compared to an artificially stabilised mountain, in which flux freezing does not break down, and there is no cross-field mass transport. It is shown that cross-field mass transport prevents instabilities from demolishing the mountain. Instead, the mass-flux distribution adjusts locally to nullify the instabilities and preserve a nonzero mass quadrupole moment indefinitely in the absence of ohmic dissipation.
Une montagne de quelques centimètres de haut sur une étoile à neutrons pèserait autant que toutes les montagnes de la Terre réunies.