L'Univers accélère sans énergie noire ✛ ✦

Original: "Teleocosmology and quantum post-selection"
· Paul C. W. Davies, João Magueijo
arXiv:2606.02514v1 · 2026-06-01 · CC BY 4.0 · 2 min
Une approche quantique explique l'accélération du cosmos, sans recourir à la mystérieuse énergie noire.

L'Univers est en expansion depuis le Big Bang. On a longtemps pensé que la gravitation ralentissait la fuite des galaxies. Mais les astronomes, dont Edwin Hubble, ont découvert que les galaxies s'éloignent de plus en plus vite. Pour l'expliquer, on a inventé l'énergie noire — une force invisible qui repousse le cosmos. Le problème, c'est que sa puissance calculée est 10¹²⁰ fois supérieure à celle observée.

Déjà Georges Lemaître, le père de la théorie du Big Bang, envisageait que l'Univers « connaît » sa fin.

La nouvelle explication s'appuie sur la mécanique quantique : le comportement des particules peut être déterminé non seulement par l'état initial, mais aussi par le résultat final — c'est l'effondrement de la fonction d'onde. Cette approche a déjà été appliquée aux trous noirs, où le futur de l'horizon influence le rayonnement. Les auteurs ont imposé à l'Univers un état final sans énergie noire et ont obtenu une image précise : d'abord, l'expansion de l'univers ralentit, puis, à notre époque, elle accélère. La substance mystérieuse n'est plus nécessaire.

Le monde quantique est étrange : la superposition quantique permet aux particules d'être dans plusieurs états à la fois, et l'intrication quantique les relie à distance. Ici, le futur et le passé sont « intriqués » — la fin dicte le scénario.

Les expériences confirment : une mesure future force la particule, dans le passé, à manifester des capacités extraordinaires. Le modèle fait écho aux travaux de Stephen Hawking. S'il est correct, le mystère de l'énergie noire se résout en repensant les limites de la courbure de l'espace-temps.

En laboratoire quantique, on a déjà observé un effet similaire : si l'on effectue une certaine mesure dans le futur, une particule peut révéler des propriétés incroyables — par exemple, son spin peut dépasser la valeur maximale possible. On appelle cela les « valeurs faibles ».

\Psi(b,T)=\int d\phi\, A(\phi) e^{i(P(b;\phi,m)-\phi T)}
La fonction d'onde de l'Univers comme superposition d'états avec différentes valeurs de la constante cosmologique, où b est la connexion, T le temps unimodulaire.
b_{\text{peak}} \approx b_r + \frac{\epsilon^2}{\sigma_X^2} b_r^2 b_{\text{CS}}^5
La position du pic de l'amplitude conditionnelle s'écarte de la trajectoire radiative classique b_r sous l'influence du soliton de Chern-Simons b_{\text{CS}} ; ε est la demi-largeur du paquet direct.
Scientifiques
Bryce DeWittCarlo RovelliJohn Archibald WheelerWilliam UnruhChristian DopplerAdam Riess
Notions
cosmologie non singulière frontière quantique-classique rebond cosmologique cosmologie quantique accélérateur cosmique semiclassique accélération de particules cosmiques constante cosmologique limite classique émission spontanée causalité réchauffage principe de complémentarité gravité semiclassique nucléation de bulles évolution temporelle alternatives à l'énergie sombre temps de Planck tomographie principe de superposition