théorie

gravité semiclassique

Une théorie traitant la matière de manière quantique tandis que l'espace-temps reste classique, utilisée pour étudier l'évaporation des trous noirs.
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Description

La gravité semi-classique est un cadre théorique qui traite la matière et les champs de manière quantique tout en conservant un espace-temps classique, décrit par la relativité générale d'Einstein. C'est l'approche standard pour étudier les phénomènes où les effets quantiques sont significatifs mais où le champ gravitationnel n'est pas encore quantifié, comme l'évaporation des trous noirs, l'univers primordial et le comportement des champs quantiques dans un espace-temps courbe. La théorie prédit que les champs quantiques peuvent influencer la géométrie de l'espace-temps par l'intermédiaire de leur tenseur énergie-impulsion, conduisant à des effets tels que le rayonnement de Hawking.

Histoire

Ce cadre a été développé dans les années 1970, notamment par Bryce DeWitt et d'autres, comme une étape vers une théorie complète de la gravité quantique. Il a gagné en importance avec le calcul par Stephen Hawking en 1974 du rayonnement des trous noirs, qui utilisait des méthodes semi-classiques.

Comment ça marche

En gravité semi-classique, les équations de champ d'Einstein sont modifiées pour inclure la valeur moyenne du tenseur énergie-impulsion quantique comme source de courbure. Cela signifie que l'état quantique de la matière détermine la métrique classique de l'espace-temps, et que la métrique définit à son tour le fond sur lequel les champs quantiques évoluent. La rétroaction des champs quantiques sur la géométrie est calculée de manière auto-cohérente, souvent à l'aide d'approximations comme le développement en grand N ou la théorie des perturbations.

En pratique

Elle est utilisée dans les études théoriques de la thermodynamique des trous noirs, de l'inflation cosmologique et du paradoxe de l'information, ainsi que dans la théorie quantique des champs en espace-temps courbe.

Anecdote

La gravité semi-classique prédit que les trous noirs émettent un rayonnement thermique et finissent par s'évaporer, mais le stade final de l'évaporation reste non résolu car les effets de la gravité quantique deviennent dominants.

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