Il y a 865 millions d'années, une collision a pulvérisé un astéroïde de la taille d'une ville. Comme lors de la démolition d'un immeuble, les rochers ont volé en éclats et la poussière a recouvert les environs. Sous la chaleur du soleil, les débris ont lentement dérivé, jusqu'à ce que l'attraction de Jupiter les projette vers la Terre, la Lune et Mars.
Le bombardement a secoué la Terre : les ondes de choc ont libéré du dioxyde de carbone, perturbant le cycle du carbone dans les océans et modifiant la vie marine. Sur la Lune, les cratères se sont multipliés ; sur Mars, des volcans se sont réveillés. Les scientifiques distinguent les débris par la lumière réfléchie (spectroscopie, méthode de Joseph von Fraunhofer) et par leur brillance (photométrie) ; auparavant, on les confondait avec des comètes. Les traces de poussière cosmique de cette époque continuent de se déposer aujourd'hui. Et l'analyse de Bennu a révélé des acides aminés — peut-être que de tels impacts ont ensemencé la Terre avec de la matière organique.
Le cratère lunaire Copernic semble avoir été laissé par un fragment du même corps parent que l'astéroïde Bennu, dont le sol a été rapporté sur Terre.
Cela rappelle le scénario de « Don't Look Up », mais avec un dénouement étalé sur des millions d'années.