La planète de fer n'était pas si ferreuse que ça express

Original: "Revisiting the Exo-Mercury Candidate GJ 367 b with ESPRESSO and a Self-Consistent Tidal Distortion Model"
arXiv:2606.18355 · 2026-06-16 · CC BY 4.0 · 1 min
La planète GJ 367 b, que l'on croyait presque entièrement constituée d'un noyau, ressemble en réalité davantage à Mercure.

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Un marathonien cosmique sur courte distance – c'est ainsi que l'on pourrait décrire la planète GJ 367 b. Elle fait le tour de son étoile en 7,7 heures. C'est un monde exoplanète à peine plus petit que la Terre, mais avec du caractère : on le croyait autrefois presque une boule de fer pur.

De nouvelles observations avec le télescope TESS et l'instrument ESPRESSO sur le Très Grand Télescope (VLT) ont affiné le portrait de la planète. Il s'avère que son rayon est de 0,736 rayon terrestre et sa masse de 0,503 masse terrestre. D'où une densité de 6,9 grammes par centimètre cube. Pour comparaison, la densité de la Terre est de 5,5, et celle du fer pur d'environ 7,9. La planète n'est pas une championne du fer, mais plutôt une moyenne.

La densité de GJ 367 b est à peu près celle d'un morceau de pyrite (« l'or des fous »), que l'on trouve souvent dans la croûte terrestre.

Les scientifiques ont construit un modèle de structure interne, en tenant compte des déformations de marée. Il en ressort que la fraction de fer dans la planète est de 50 à 70 %. Cela se rapproche de Mercure, dont l'énorme noyau représente environ 60 % de la masse. L'énigme de la « planète de fer » est résolue : elle ne viole pas les lois du modèle standard de formation des planètes, mais ressemble simplement à une voisine du Système solaire.

L'étoile GJ 367 se trouve à seulement 9 parsecs (environ 30 années-lumière) de nous – à l'échelle galactique, c'est la porte à côté.

Résumé original

tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2606.18355

We report revised mass and radius measurements for GJ 367 b, an ultra-short-period (7.7 hr) sub-Earth in a multi-planet system orbiting a nearby (~9 pc) M dwarf host. Previous mass and radius measurements have suggested GJ 367 b has an anomalously high bulk density, close to that of solid iron. The existence of such an iron-rich planet is in tension with established planet formation scenarios. We utilized newly available TESS short-cadence photometry to constrain the radius of GJ 367 b to 0.736 +/- 0.035 R_Earth. We consider observational and modeling effects such as photometric dilution, stellar activity, and tidal distortion to account for possible inaccuracies in the star and planet radius measurements. From our radial velocity (RV) analysis using VLT/ESPRESSO data covering nearly the full orbit in a single night, we find a mass of 0.503 +/- 0.078 M_Earth, corresponding to a bulk density of 6.9 +1.6/-1.4 g cm-1. We present a new tidal distortion and interior composition modeling framework to assess the iron mass fraction of GJ 367 b. Considering several different interior composition assumptions and radial aspect ratios, we find an iron fraction of ~50-70%, which is broadly consistent with that of Mercury and not as iron rich as previously suggested.

Une année sur GJ 367 b dure moins longtemps qu'une journée de travail : pendant que vous dormez, la planète a le temps de faire un tour complet autour de son étoile.

Scientifiques
Isaac NewtonJohn MichellRobert HookeChristian DopplerD. B. McLaughlinDidier Queloz
Notions
masse de Jupiter masse terrestre mercure ceinture d'astéroïdes atmosphères de Jupiter chauds super-terre Mars sous-neptune exoplanètes autour des naines rouges exoplanète tellurique