Les astronomes cherchent dans les galaxies lointaines des amas d'étoiles géants — des berceaux d'étoiles qui naissaient en masse il y a des milliards d'années. Passer en revue à la main des centaines de milliers d'images, c'est comme pour un cueilleur de champignons de parcourir une forêt sans fin. Mais l'apprentissage automatique donne au programme-cueilleur un atlas d'exemples.
D'abord, des milliers de bénévoles ont étiqueté des galaxies — c'est l'alphabet. Ensuite, le réseau de neurones a étudié chaque région du ciel dans six bandes de lumière — de l'ultraviolet à l'infrarouge. L'ultraviolet, d'ailleurs, a apporté des découvertes : les jeunes étoiles y brillent comme des lanternes. Pour éliminer les erreurs, les scientifiques ont glissé des fausses images générées par ordinateur — le programme les a repérées.
Résultat : un million et demi de candidats dans 710 000 galaxies. En évaluant le rougissement de la lumière (les galaxies s'éloignent), les impuretés d'éléments lourds et le gaz interstellaire, les scientifiques reconstitueront la croissance des galaxies. Et la décomposition de la lumière racontera la biographie stellaire.
Pour entraîner le programme, les scientifiques ont annoté plus de trois mille clichés, en marquant toutes les « illusions » — les étoiles et les galaxies d'arrière-plan qui peuvent facilement être confondues avec des amas.