Dans l'expérience, la lumière du soleil a été envoyée à travers un cristal spécial qui agit comme un changeur : chaque photon est divisé en deux moitiés intriquées, comme une pièce de monnaie coupée en deux. Lancez une moitié à Paris — l'autre à Moscou montrera instantanément le même résultat. Cette synchronisation est l'essence de l'intrication quantique. Dans la paire, un photon éclaire l'objet, tandis que l'autre capte la réflexion, formant une image nette même dans le brouillard ou sous l'eau. Auparavant, ce type de prise de vue nécessitait des lasers — désormais, la lumière du jour suffit.
Cette découverte rend la technologie moins coûteuse et permet de créer des caméras quantiques compactes pour satellites, qui se contenteraient de la lumière de l'étoile locale. Les instruments au sol pourront mener des reconnaissances lumineuses sans optique encombrante, en analysant les objets par spectroscopie même la nuit.
Une paire de photons intriqués, c'est comme deux moitiés d'une même pièce : lancez l'une, l'autre retombera du même côté au même instant, même si des milliers de kilomètres les séparent.
Les écrivains de science-fiction prédisaient des capteurs alimentés par la lumière d'étoiles lointaines et capables de voir à travers les champs d'astéroïdes. L'expérience d'aujourd'hui est un premier pas vers de tels dispositifs.