La lumière des galaxies lointaines porte en elle une recette cachée — un code-barres de couleurs qui révèle les éléments qu'elles contiennent. Pendant des décennies, les astronomes ont utilisé des astuces familières pour le déchiffrer, mais le télescope spatial James Webb montre que ces astuces échouent pour les toutes premières galaxies.
Dans trois galaxies anciennes, les chercheurs ont découvert de minuscules nœuds de gaz super-denses cachés au sein de vastes nuages d'hydrogène. Comme des gouttes d'épice intense dans un ragoût, ces nœuds ne représentent à peine 1 % du gaz mais dominent la saveur. Ils brillent si fort qu'ils masquent le véritable mélange d'oxygène et d'azote.
Un nouveau modèle informatique, tel un chef ajustant sa recette, a pris en compte ces nœuds et a révélé les véritables ingrédients. Dans une galaxie, ils ont même trouvé une poche riche en azote, une explosion de saveur surprenante.
Ces découvertes nous rappellent que déchiffrer l'univers primitif exige des outils plus affûtés.
Les « raies aurorales » utilisées pour mesurer la température dans ces galaxies brillent dans les mêmes couleurs vertes et rouges que les aurores sur Terre, mais elles proviennent d'atomes d'oxygène et d'azote dans l'espace, et non du vent solaire frappant notre atmosphère.