phénomène

excès infrarouge

Un excès d'émission infrarouge dans un système, attribué ici au disque d'accrétion plutôt qu'à l'étoile donneuse.
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Description

L'excès infrarouge est le constat qu'un objet astronomique émet davantage de rayonnement infrarouge que ce que l'on attendrait d'un simple corps noir ou de la seule photosphère stellaire. Dans de nombreux contextes, cet excès est un indicateur de poussière : les grains de poussière chauds absorbent la lumière d'une source centrale et la réémettent à des longueurs d'onde plus longues, dans l'infrarouge. Toutefois, le concept est plus général — tout composant supplémentaire de matière froide, tel qu'un disque d'accrétion épais, une enveloppe circumstellaire, ou même un disque de débris, peut produire une bosse mesurable dans la partie infrarouge du spectre. La définition de base met en lumière un cas particulier : l'excès est attribué à un disque d'accrétion plutôt qu'à l'étoile donneuse dans un système binaire, un scénario courant dans les binaires en interaction où le transfert de masse chauffe le disque.

Histoire

Le concept est apparu au milieu du XXe siècle avec le développement de l'astronomie infrarouge. Les premières observations d'étoiles froides et d'objets stellaires jeunes ont révélé davantage d'émission infrarouge que prévu, conduisant à l'identification de la poussière circumstellaire. Le terme est devenu standard à mesure que les relevés infrarouges se sont étendus, mais l'attribution spécifique aux disques d'accrétion plutôt qu'aux étoiles donneuses a été affinée grâce à une modélisation détaillée au cours des dernières décennies.

Comment ça marche

Lorsqu'une source de rayonnement — une étoile, un noyau actif de galaxie ou un disque d'accrétion — est entourée de matière plus froide, cette matière absorbe une partie des photons de haute énergie incidents et réémet l'énergie à des longueurs d'onde plus longues. Il en résulte une distribution spectrale d'énergie qui remonte dans l'infrarouge après le pic principal d'émission stellaire ou du disque. Les astronomes quantifient ce phénomène en comparant le flux observé aux longueurs d'onde infrarouges au modèle photosphérique extrapolé. Une déviation positive, ou excès, indique la présence d'un composant supplémentaire. La température et l'étendue spatiale de ce composant peuvent être déduites de la forme et de l'amplitude de l'excès, permettant aux chercheurs de distinguer, par exemple, un tore poussiéreux autour d'un quasar d'un disque évasé autour d'une jeune étoile.

En pratique

L'excès infrarouge est utilisé pour identifier et caractériser les disques d'accrétion dans les systèmes binaires, les disques protoplanétaires autour des jeunes étoiles et les tores poussiéreux autour des noyaux actifs de galaxies. Il sert également de diagnostic dans les recherches de technosignatures, telles que les sphères de Dyson, où une structure artificielle produirait un excès infrarouge distinctif.

Anecdote

Dans certains cas, un excès infrarouge peut apparaître ou disparaître en quelques semaines, comme le montre le titre « Пыль вспыхнула за две недели », indiquant que la poussière est rapidement créée ou détruite dans un environnement dynamique.

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