Lorsqu'une tache brillante apparaît sur une étoile, les astronomes veulent savoir combien d'énergie a été libérée dans l'espace. Autrefois, ils imaginaient l'éruption comme un feu qui grandit : la surface des flammes augmente, mais la chaleur reste la même. C'était plus simple pour les calculs, mais la réalité s'est avérée différente. L'éruption ressemble davantage à une plaque électrique que l'on met à pleine puissance : la surface chauffée ne change pas, mais la température grimpe brusquement.
Les observations du Soleil et d'autres étoiles montraient depuis longtemps que la température de l'éruption ne reste pas constante. Pourtant, dans les calculs, on la considérait obstinément comme fixe — environ 10 000 degrés. Les auteurs de l'étude ont abandonné cette hypothèse. Ils ont pris la température issue des modèles et ont suivi son évolution au fil du temps. Il s'est avéré que les estimations précédentes de l'énergie pouvaient être erronées d'un facteur dix.
Désormais, les astronomes peuvent estimer plus précisément l'énergie des éruptions, même à partir d'images en une seule couleur. C'est important pour comprendre comment les étoiles influencent leurs planètes — par exemple, leur atmosphère et la possibilité de vie. Une éruption, comme une plaque de cuisson, chauffe d'abord, puis refroidit, et c'est précisément ce processus que l'on peut désormais mesurer.
Le télescope TESS, qui surveille la luminosité des étoiles, a déjà enregistré plus de 50 000 éruptions — cela a suffi pour tester la nouvelle méthode sur un vaste échantillon.