Les trous noirs évoquent des entonnoirs dans un drap tendu. Mais si l'on admet une cinquième dimension, le drap se dote de ressorts cachés. Toute masse, même non chargée, ne l'enfonce plus à l'infini, mais jusqu'à une limite nette. Ainsi, la courbure de l'espace-temps reçoit des corrections non linéaires — une nouvelle variété de trous noirs dotés d'une masse minimale innée.
Et la grande surprise : une fois cette limite atteinte, le trou ne refroidit pas jusqu'au zéro absolu. Son entropie — mesure du désordre caché — ne disparaît pas, contrairement à ce qu'exigerait la théorie standard. Il en résulte que l'univers est parsemé de noyaux chauds invisibles, gardiens de la mémoire des dimensions cachées.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2603.07125
We study the general black hole solutions of dimensionally reduced five-dimensional Einstein-Gauss-Bonnet gravity. The reduced theory contains gravity, electromagnetism and a scalar field, with nonlinear corrections to the action and nontrivial couplings. The solutions can be classified through mass and electric and magnetic charge. They present peculiar features with respect to the solutions of the standard Kaluza-Klein theory without Gauss-Bonnet corrections, like the existence of an extremal mass even in the neutral case. Also the thermodynamics is affected, for example, extremal black holes display nonvanishing temperature and entropy.
Normalement, un trou noir sans charge devrait s'évaporer complètement. Mais avec une dimension supplémentaire, il laisse derrière lui un amas chaud et indestructible d'espace-temps.
On pense à « Interstellar » : Gargantua déformait le temps grâce à des dimensions cachées. Ces travaux rendent la science-fiction un peu plus réelle.