Un faisceau laser traversant un cristal spécial se transforme tout seul en « chat de Schrödinger » — un mélange de deux états. Erwin Schrödinger a imaginé ce paradoxe pour un atome, et voilà que les physiciens l'observent pour un flux entier de photons.
La lumière, c'est comme une troupe de soldats sur la place d'armes. Tant que rien ne la dérange, tous les photons marchent au pas — c'est la cohérence, et leur mouvement est limité par la vitesse de la lumière. Mais le cristal, qui double la fréquence (transformant le rouge en bleu), fait trembler le vide. Le vide fait naître et disparaître des particules virtuelles qui bousculent les photons. Le rythme se casse, et le rang se divise en deux escouades qui avancent en opposition de phase.
Même pour des faisceaux de 10 millions de photons, cette entropie ne détruit pas la superposition quantique. Le calcul a été mené avec une méthode hybride : la mécanique quantique pour les petits nombres et le modèle standard des trajectoires pour les flux intenses. Le résultat a été vérifié par des pics négatifs dans la carte mathématique de l'état — une impossibilité dans le monde classique. Roy Glauber a décrit la cohérence, Serge Haroche a élevé des « chats » dans des cavités, mais le cristal s'est avéré bien plus simple. Et à partir du vide absolu, on peut extraire de la lumière réelle en comprimant brusquement l'espace — l'effet Casimir dynamique.
Le vide quantique n'est pas vide : si l'on comprime rapidement l'espace vide, de vrais photons en surgissent — l'effet Casimir dynamique.