Le télescope TESS a photographié le ciel pendant une année entière, mais son traitement standard laissait de côté les étoiles faibles. Le projet T16 a repris les mêmes images et les a nettoyées à nouveau — cela a donné 83 717 159 courbes de lumière, comme des électrocardiogrammes pour chaque étoile. C'est en observant les creux dans ces courbes que l'on cherche des planètes qui passent devant leur étoile et l'éclipsent brièvement.
Une recherche automatisée par apprentissage automatique a passé en revue toutes les données et a trouvé 11 554 candidats exoplanètes. Parmi eux, 10 091 sont nouveaux, jamais vus auparavant. Pour 411 candidats, on n'a pu observer qu'un seul passage devant leur étoile en un an — trop rare pour calculer l'orbite, mais suffisant pour soupçonner une planète.
Un candidat a été vérifié séparément : on a remarqué une baisse de luminosité pour l'étoile TIC 183374187, puis on a mesuré le léger balancement de l'étoile dû à l'attraction de la planète. C'est ainsi qu'un Jupiter chaud a été confirmé — une planète géante qui orbite très près de son étoile. Cela prouve que la méthode fonctionne et trouve de vraies planètes, pas seulement du bruit.
Désormais, la liste des candidats exoplanètes connus de TESS a plus que doublé. C'est comme un recensement qui inclurait soudain les habitants des villages reculés. La prochaine étape : vérifier chaque candidat avec d'autres télescopes et chercher parmi eux les mondes les plus intéressants.
Parmi les candidats trouvés, 411 sont « à usage unique » : la planète n'est passée devant son étoile qu'une seule fois pendant toute l'année d'observation, et son orbite reste inconnue.
Dans la série « The Expanse », l'humanité s'installe dans des systèmes autour d'étoiles faibles — c'est précisément ce genre de mondes que ce projet recherche.