À l'intérieur d'une étoile à neutrons, la densité ne varie pas de manière continue : elle chute par à-coups, formant des marches de densité. Sur ces marches, le vide se met soudain à créer des paires : un neutrino et un antineutrino.
Le même phénomène se produit dans les champs électriques puissants. Une fois créés, les neutrinos traversent l'étoile de part en part, sans se soucier de sa densité effroyable. En les captant sur Terre, les astronomes pourront plonger leur regard au cœur même d'une étoile à neutrons — un monde où la matière est comprimée en une « bouillie » de quarks. Aujourd'hui, le comportement de cette matière est décrit par la chromodynamique quantique, une partie du modèle standard de la physique des particules. Mais les véritables découvertes attendront que les signaux neutriniques soient comparés aux signaux radio des pulsars. Et peut-être que ces particules expliqueront les à-coups soudains dans leur rotation.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.21968
Sufficiently strong electric fields can produce charged-particle pairs via the Schwinger effect. We argue that steep matter-density gradients, as can arise in neutron star interiors, would analogously produce neutrino-antineutrino pairs. We then discuss observational signatures of these gradient-produced (anti)neutrinos and how they could provide new probes of neutron-star structure and baryon-dense QCD.
Une étoile à neutrons comprime une masse d'une fois et demie celle du Soleil dans une sphère d'environ 20 km de diamètre — de la taille d'une ville — et sa densité est des milliards de fois supérieure à celle de l'eau.
Dans le roman de Robert Forward, « L'Œuf du Dragon », des êtres intelligents vivent à la surface d'une étoile à neutrons, où le temps s'écoule un million de fois plus vite que sur Terre.