Le monde quantique est généralement représenté par des points, mais les instruments réels ne voient que des taches floues. Werner Heisenberg et John von Neumann l'avaient pressenti depuis longtemps : la précision est hors d'atteinte. La nouvelle théorie propose de penser les états comme des « gouttes quantiques » — des régions de valeurs possibles, semblables à une goutte d'eau sous un microscope avec son contour imprécis.
Conclusion inattendue : si l'on renonce à l'illusion de la précision, les paradoxes disparaissent d'eux-mêmes. Le chat de Schrödinger n'a jamais été à la fois vivant et mort — simplement, dans la goutte floue, les deux possibilités coexistent, et « l'action fantomatique à distance » se réduit à une simple mise à jour des connaissances, pas plus rapide que la vitesse de la lumière. La mécanique quantique standard n'apparaît plus que comme une approximation — comme si l'on prenait une vraie goutte pour une sphère parfaite.
Dans la nouvelle théorie, l'information n'est rien d'autre que le volume de la goutte. Plus la mesure est précise, plus la goutte est petite, et la connaissance grandit — comme un brouillard qui se condense en une forme visible.