Un trou noir n'est pas une sphère parfaitement lisse. La théorie d'Albert Einstein admet que des « cheveux » invisibles peuvent grouiller autour de lui — des amas de champ scalaire qui courbent la courbure de l'espace-temps. L'ombre — la région sombre d'où la lumière ne peut s'échapper — a été prédite par Roger Penrose dès les années 1960. À la même époque, John Archibald Wheeler s'est moqué de l'idée de trous « chauves », mais aujourd'hui les physiciens modélisent sérieusement leurs versions chevelues.
L'ombre d'un trou noir se projette sur le gaz lumineux, telle la silhouette d'une bête hirsute sur un mur. Sa fourrure — les cheveux scalaires — déforme le contour : lorsque la « pilosité » est faible, l'ombre est presque ronde, mais plus le champ est dense, plus elle se comprime et s'étire. Le tournant surprenant survient à concentration extrême de cheveux : l'ombre se déchire en lambeaux, se fragmentant en une multitude de lambeaux en croissant et d'anneaux lumineux chaotiques.
De telles traces peuvent être recherchées au centre des galaxies grâce au réseau de télescopes Event Horizon Telescope. La détection d'une ombre déchirée prouverait que les trous noirs se sont couverts de cheveux scalaires, et permettrait de « lire » leurs propriétés cachées.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2605.28376
We investigate thin-disk imaging of Kerr black holes with synchronized scalar hair, focusing on backreacted parity-odd excited states of a complex scalar field minimally coupled to Einstein gravity. The spacetime displays a core-double-torus lensing structure, with a central black hole surrounded by two scalar clouds. We study the dependence of the images on hair strength and viewing angle, identifying a weak-hair regime close to Kerr. With increasing hair, the photon ring and shadow region shrink and become more distorted. In the strong-hair regime, gravitational lensing produces new features, including multiple disconnected shadow components, crescent-shaped structures, and signatures of chaotic lensing. For nearly edge-on viewing angles, repeated equatorial crossings generate nested ring-like patterns. These results highlight possible geometric signatures of black holes with excited scalar hair.
Le terme « cheveux » pour les trous noirs a été proposé par John Wheeler dans les années 1960, pour se moquer de l'idée que tous les trous sont identiques. Aujourd'hui, les cheveux scalaires sont une rébellion contre cette simplicité.