L'Univers s'étend de plus en plus vite grâce à l'énergie noire. Mais les mesures de cette vitesse donnent des résultats contradictoires. Une nouvelle explication : dans le passé, l'énergie noire aurait agi comme un frein, ralentissant la fuite des galaxies, avant de passer à l'accélération. Comme une voiture qui recule d'abord, puis fonce vers l'avant. Cette transition est décrite par le modèle Ph-ΛsCDM, basé sur la théorie de la gravitation d'Einstein. Il utilise un champ fantôme — une substance capable de changer progressivement le signe de son énergie, passant de l'attraction à la répulsion. On évite ainsi le « Big Rip » que les théories précédentes agitaient comme une menace. C'est le prolongement d'idées nées après la découverte de l'accélération par Perlmutter. Le plus surprenant : le champ commence à accélérer alors que son énergie est encore attractive — comme si le moteur se mettait en route avant que l'embrayage ne soit enclenché. Le modèle promet un avenir stable, contrairement aux sombres prédictions du modèle standard de la cosmologie.
L'énergie fantôme doit son nom à sa capacité à défier les lois de la physique, tel un fantôme qui traverserait les murs.