La cosmologie ressemble à un orchestre où les différents pupitres se mettent soudainement à jouer en désordre. Les mesures de la vitesse d'expansion de l'Univers (la constante de Hubble) dans l'Univers primordial et dans l'Univers tardif donnent des chiffres différents. D'autres observations suggèrent une masse « négative » pour les neutrinos étoiles à neutrons — un non-sens physique. Et les données sur l'énergie noire énergie noire semblent indiquer qu'elle varie avec le temps.
Les auteurs de la nouvelle étude ont trouvé un moyen de rétablir l'harmonie sans ajouter de nouveaux instruments. Ils ont supposé que le paramètre décrivant le moment où l'Univers est devenu transparent à la lumière (l'épaisseur optique de la réionisation, τ) est légèrement plus élevé, autour de 0.11. C'est comme si le chef d'orchestre décalait légèrement l'entrée des cordes, et tout l'orchestre sonnait juste. Il s'avère qu'une telle valeur de τ résout simultanément les trois contradictions dans le cadre du modèle ΛCDM standard expansion de l'Univers.
Le tableau final est étonnamment cohérent. Les prédictions pour les distances dans l'Univers tardif correspondent aux données du spectroscope DESI énergie noire. Les propriétés de l'énergie noire cessent d'« évoluer » et s'accordent avec une simple constante cosmologique. Pour vérifier cette hypothèse, il faut de nouvelles mesures précises de la polarisation du fond diffus cosmologique poussière cosmique — par exemple avec le futur satellite LiteBIRD.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2606.30903
The measurement of the sum of neutrino masses is among the primary promises of precision cosmology, achievable by combining complementary early- and late-Universe probes. However, these datasets currently exhibit mild-to-strong disagreements within $$\Lambda$$CDM and its simplest extensions, giving rise to multiple tensions, including the Hubble tension, the preference for "negative" neutrino mass, and indications of evolving dark energy. It has recently been shown that these tensions can be alleviated by adopting a higher value of the optical depth to reionization parameter, $$\tau$$, when large-scale cosmic microwave background (CMB) polarization data are ignored. We extend this proposal and show that an especially high prior on $$\tau = 0.11 \pm 0.006$$ simultaneously addresses all three of these tensions, significantly reducing the need for new physics beyond $$\Lambda$$CDM. We determine the "concordance" value of $$\tau$$ by requiring physical neutrino mass and consistency of the Hubble constant, $$H_0$$, inferred from the CMB and that preferred by the Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI) baryon acoustic oscillation (BAO) and full-shape measurements. Within this high-$$\tau$$ Universe, we obtain the first $$2\sigma$$ detection of a positive neutrino mass, $$\Sigma m_{ u} = 0.10^{+0.04}_{-0.05}$$~eV at 68\% C.L., while restoring cosmological concordance between datasets within $$\Lambda$$CDM. In particular, low-redshift distance predictions are consistent with DESI BAO observations and the inferred dark-energy equation-of-state parameters are consistent with a cosmological constant, both with and without supernovae data. The concordance power of our $$\tau$$ prior further motivates new measurements of $$\tau$$, e.g., through large angular scale CMB polarization observations with the \textit{LiteBIRD}, CLASS, or proposed PICO experiments. (Abridged)
Les neutrinos sont si légers et insaisissables que des trillions de ces particules émises par le Soleil traversent votre corps chaque seconde, sans que vous vous en aperceviez.