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Le télescope de cosmologie de l'Atacama, un instrument terrestre pour l'observation du fond diffus cosmologique.
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Description

Le télescope de cosmologie de l'Atacama (ACT) est un télescope terrestre situé dans le désert d'Atacama au Chili, conçu pour observer le fond diffus cosmologique (CMB), la lueur résiduelle du Big Bang. Il mesure la température et la polarisation du CMB à des longueurs d'onde millimétriques avec une haute résolution, permettant aux cosmologistes de sonder l'univers primordial et la structure à grande échelle du cosmos. L'ACT a joué un rôle clé dans la mesure de la constante de Hubble, la détermination des propriétés de la matière noire et de l'énergie sombre, ainsi que la détection des distorsions subtiles du CMB causées par les amas de galaxies.

Histoire

L'ACT a commencé ses observations en 2007 et a été construit par une collaboration dirigée par l'université de Princeton, avec des contributions majeures de l'université de Pennsylvanie, de la NASA et d'autres institutions. Il a fonctionné jusqu'en 2022, date à laquelle il a été remplacé par l'observatoire Simons sur le même site.

Comment ça marche

L'ACT utilise un miroir primaire de 6 mètres pour focaliser le rayonnement du CMB sur des réseaux de détecteurs supraconducteurs refroidis à une fraction de degré au-dessus du zéro absolu. Ces détecteurs, appelés capteurs à transition supraconductrice, mesurent les infimes différences de température du CMB à travers le ciel. En observant à plusieurs fréquences, le télescope peut séparer le signal du CMB de l'émission de premier plan de notre galaxie et des sources extragalactiques. Le site élevé et sec du désert d'Atacama minimise la vapeur d'eau atmosphérique, qui absorberait autrement les signaux millimétriques.

En pratique

Les données de l'ACT sont utilisées pour tester les modèles cosmologiques, mesurer la somme des masses des neutrinos et cartographier la distribution de la matière noire grâce à l'effet de lentille gravitationnelle sur le CMB.

Anecdote

Les détecteurs de l'ACT sont si sensibles qu'ils peuvent mesurer des différences de température de quelques millionièmes de degré, soit l'équivalent de détecter la chaleur d'une bougie sur la Lune depuis la Terre.

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