Après le Big Bang, l'Univers a commencé à s'étendre — Edwin Hubble l'a remarqué en observant la fuite des galaxies, mais dans les premières fractions de seconde, le rythme était inimaginable. Cette croissance fulgurante, ou inflation (prédite par Alan Guth), a été engendrée par une immense courbure de l'espace-temps. Les infimes fluctuations quantiques se sont étirées en ondes, figées sous forme d'écarts de température dans le Fond diffus cosmologique — la lumière refroidie du Big Bang.
Les physiciens ont découvert que différents scénarios d'inflation (plus rapides ou plus lents) donnent le même « motif quantique » dans le ciel. L'intrication quantique — ces liens invisibles entre régions éloignées, comme les fils d'une tapisserie — ainsi que l'entropie (mesure du désordre) et d'autres paramètres de l'information quantique coïncident. C'est un peu comme la pâtisserie : en changeant la recette, on obtient un gâteau avec la même texture et la même saveur.
Mais derrière cela se cache une surprise : les perturbations elles-mêmes ont évolué différemment, mais la différence échappe aux mesures ordinaires. Les mesures quantiques futures, inspirées des travaux de John Stewart Bell, pourraient être suffisamment fines pour la détecter — un peu comme un microscope qui révèle des bulles invisibles à l'œil nu dans la pâte.
Les tests standard d'intrication ressemblent à une dégustation de gâteau plutôt qu'à une analyse chimique — ils ne remarquent pas si la pâte a levé à des vitesses différentes.