Le ciel nocturne semble immuable, mais les galaxies échangent constamment de la matière. La Voie lactée, tel un grand fleuve, absorbe des ruisseaux plus petits – les galaxies naines. Avec leurs étoiles, des planètes peuvent aussi nous parvenir.
Des astronomes ont étudié les catalogues d'étoiles avec des candidates planètes des télescopes Kepler, K2 et TESS. Ils ont comparé le mouvement des étoiles selon les données de Gaia et leur composition selon les spectres de LAMOST. Ils ont trouvé 11 étoiles qui ne se déplacent pas comme leurs voisines et dont la composition ressemble à celle d'intruses venues de galaxies naines. Pour quatre d'entre elles, la pauvreté en métaux est telle qu'elle ne peut pas s'expliquer par l'évolution ordinaire de la Voie lactée.
Ensuite, les auteurs ont écarté les fausses alertes : ils ont vérifié qu'une étoile voisine ne gênait pas, que la profondeur de l'éclipse ne variait pas à chaque passage de la planète, et qu'il n'y avait pas de deuxième creux de luminosité dû à une étoile compagne. Après toutes ces vérifications, il reste deux étoiles – EPIC 211407755 et TIC 239541449. Si leurs planètes sont confirmées, ce seront les premiers mondes connus à avoir survécu à l'absorption de leur galaxie d'origine par la nôtre.
Les galaxies naines sont pauvres en éléments lourds car elles contiennent peu de supernovae – les principales « forges » de métaux de l'Univers.
Dans la série « Stargate Universe », le vaisseau « Destiny » voyage entre les galaxies, où il trouve des planètes formées dans des conditions très différentes de celles de la Voie lactée.